4 ans après l’attaque russe, les Ukrainiens ont « la force des faibles »: les auteurs de « La vie en lisière » (entretien vidéo)

« Rencontre à la Maison de l’Europe de Paris, à l’occasion de la parution de leur livre « La vie en lisière. Etre Ukrainien aujourd’hui » (éd. Gallimard, collection Témoins; février 2026). Quatre années après la tentative d’invasion de l’Ukraine par la Russie – en février 2022, l’armée de Poutine pensait que l’invasion totale et le renversement de la jeune démocratie ukrainienne se produiraient en trois jours ! -, les co-auteurs évoquent pour La Revue Civique les faiblesses des positions russes (parfois présentées comme fortes) et, inversement, la force – non seulement en terme de résilience mais aussi de capacités technologiques et militaires – des Ukrainiens. Et si la vulnérabilité (économique, technologique, militaire) était là où certains en France ne le disent pas, à savoir côté russe ? Le point de vue ici de Volodomyr Yermolenko, philosophe et écrivain ukrainien :

Volodymyr Yermomenko cite Vaclav Havel sur « la force des (prétendus) faibles », qui finissent par vaincre la dictature

Co-auteure de « La vie en lisière. Etre Ukrainien aujourd’hui » (éd Gallimard, coll Témoins ; avec Volodymyr Yermolenko), Tetyana Ogarkova, Maître de conférences à l’Université Mohyla de Kyiv, est responsable du département international de l’ONG Ukrainienne Crisis Media Center. Rencontrée aussi à l’occasion de la présentation de leur livre à la Maison de l’Europe de #Paris, Tetyana Ogarkova expose à La Revue Civique (JP Moinet) la dimension psychologique du rapport de forces qui oppose l’Ukraine à la Russie depuis quatre ans, et nous répond sur « le complexe d’infériorité » qui pèse encore trop souvent sur les Européens dans leur rapport à la Russie.

« L’Europe est plus forte de la Russie, qui est un colosse aux pieds d’argile », analyse pour La Revue Civique Tetyana Ogarkova, la responsable du département international de l’ONG ukrainienne Crisis Media Center rencontrée à la Maison de l’Europe de Paris


La guerre affecte les catégories les plus fondamentales de l’existence : le rapport au temps et à l’espace, à la beauté et à l’amour, au foyer ou à la mort. Elle fait tout autant émerger de nouvelles notions, comme « l’après-vie », cette existence d’une personne qui a déjà tout perdu. Pourquoi cette période de destruction, d’extrême précarité individuelle et collective, remet-elle aussi en lumière la force de la confiance en son prochain ou le besoin de poésie ?
À partir de leurs allers-retours dans les zones de combat dévastées, des histoires qu’on s’y raconte, de leurs observations et de leurs rencontres, Tetyana Ogarkova et Volodymyr Yermolenko ont composé ce saisissant témoignage philosophique, ajoute les éditions Gallimard. Fenêtre sur le réel, ode à la littérature, il s’attache à comprendre et à transmettre les enseignements de la vie à la lisière, « cet endroit où la vie se bat avec acharnement pour se défendre et défendre chaque millimètre lui appartenant »

Le livre présenté ici par les éditions Gallimard

(20/02/2026)